mercredi 1 avril 2020

C'est le PIB qui doit inquiéter

Bonjour,

Je propose ici le graphe trimestriel sur pratiquement une période de 30 ans où l'on trouve la plus importante bougie trimestrielle ici en mars 2020 (la dernière rencontrée se trouvait jusqu'ici au T3 2001 avec une perte de 21,94%)
Cette bougie présente une amplitude de près de 2500 points ayant affiché une perte de 35,07% au plus fort du trimestre, réduite à 26,46% en raison d'une reprise caractéristique des violentes séquences baissières sur les 2 dernières semaines de mars.
Graphiquement, après avoir enfoncé et surtout fragilisé le très important support des 4088 points, le trimestre s'achève sur le support des 4415 points.
Seulement, il faut bien se rendre à l'évidence que sur ce type de bougies (quelle que soit la périodicité), leur ombre basse est à minima testée; le maximum de la rechute étant bien évidemment le passage sous la pointe basse.
Nous n'en sommes pas là mais le risque prendrait de plus en plus de signification au cas où le support des 4088 points venait à être de nouveau attaqué.
Si le CAC est passé en tendance baissière sur les unités de temps supérieures hier, en réalité la profondeur d'une rechute du marché, en dehors de toute analyse graphique, est et sera liée à l'incidence de la crise sanitaire sur notre PIB pour l'année 2020.
En consultant les données de l'INSEE, la crise financière et économique de 2008/2009 avait entraîné une chute du PIB français de 2,2% sur l'année 2009 (4% sur la zone Euro)
Plusieurs publications circulent actuellement sur l'impact actuel de la crise sur notre PIB en l'évaluant à 3% par mois de confinement !!
Qu'en penser si le confinement dure plus de 1,5 mois (4,5% de PIB en moins) sachant qu'en 2009 l'économie ne s'était pas arrêtée comme c'est le cas actuellement (tourisme, commerces, bâtiment…) et sachant également qu'une fois la pandémie stoppée l'économie ne pourra certainement pas repartir du jour au lendemain!!

mardi 31 mars 2020

Surveillons les 4215 points

Bonsoir,

Le marché peine à se réinstaller au-dessus de la résistance des 4435 points.
Il en garde le contact, certes, mais plus le temps passe plus le risque de rechute grandit.
Nous sommes passés en cette fin de mois en tendance baissière confirmée sur les 2 unités de temps les plus longues. 
Ce constat n'est pas synonyme d'effondrement des marchés (j'y reviendrai prochainement) mais va, pour l'instant, dans le sens d'un blocage du rebond en cours dans la zone des 4600 points.
Dans l'immédiat on va donc surveiller le support des 4215/4220 points.

lundi 30 mars 2020

Peut-on espérer plus?

Bonsoir,

Une nouvelle séance volatile au cours de laquelle le support des 4220 points a été brièvement attaqué mais aussi sur lequel le marché a rebondi pour la terminer au plus haut et en légère hausse.
Peut-on espérer plus?
Ce rebond de très court terme pourrait se poursuivre à condition de franchir la résistance des 4435 points, mais aussi en gardant en tête que les résistances sont nombreuses sur son chemin.
A une séance de la fin du mois et du trimestre, je reste sur ma théorie de sortie du marché sur les valeurs conservées en portefeuille qui sont déjà passées en tendance baissière au cours de ce mois de mars et dont la confirmation sera effective demain.

samedi 28 mars 2020

L'histoire est parfois étrange

Bonjour,

L'histoire est parfois très étrange.
Le CAC 40 après un début de mois très difficile, avec une baisse de 27% en 11 séances (près de 1800 points abandonnés) est venu s'appuyer sur le support des 3630 points correspondant au support de l'année 2013.
Le rebond que nous venons d'enregistrer en 2 semaines s'élève à un peu plus de 900 points et s'est étrangement retrouvé stoppé par l'importante résistance des 4565 points que j'appelle "résistance Lehman Brothers" celle qui en septembre 2008 provoqua l'effondrement des marchés lors de la crise des subprimes et la faillite de la banque.
La conséquence sur le CAC fut une chute jusqu'au support des 2465 points, niveau atteint en mars 2009 (j'en reparlerai lors de l'analyse trimestrielle)
Si l'histoire est étrange, elle ne se répète pas forcément.
Comme je l'ai évoqué dans la dernière analyse quotidienne, le CAC est entré cette semaine dans une forte zone de résistance située entre les 4400 points et les 4600 points où se trouvent à la fois le retracement de 38,6% de la baisse de mars et surtout la fenêtre baissière ouverte le 12 mars.
Il est donc assez logique que la séance d'hier ait représenté une opportunité pour les vendeurs.
Pour le très court terme, si une rechute se dessine, il faudra attendre un éventuel passage sous les 4220 points pour la confirmer sur cette unité de temps.
Comme évoqué également, les unités de temps de moyen terme et de long terme confirmeront mardi prochain leur tendance baissière.
Maintenant, ces confirmations ne sont pas synonymes d'effondrement des marchés même si la récession est d'ores et déjà actée; tout dépendra de la durée de la crise sanitaire.

jeudi 26 mars 2020

Fenêtre toute proche

Bonsoir,

Le CAC aura eu beaucoup de mal à rester au dessus des 4300 points pendant la majeure partie de la journée pour finalement finir en progression de 2,5% grâce à une bonne tenue de Wall Street dans les premières heures de cotation.
La bougie de taille respectable formée aujourd'hui est un marubozu blanc de clôture qui permet de confirmer le rétablissement au-dessus de la résistance des 4435 points.
Cette nouvelle progression n'exclut pas l'idée de rechute que j'évoquais hier et nous saurons dans les prochaines séances si le seuil des 4600 points peut être atteint et si l'influence de la fenêtre baissière toute proche ouverte le 12 mars dernier et toujours valide peut être annulée.
Son annulation permettrait en cas de rechute du marché d'en limiter éventuellement son amplitude dans un environnement baissier à moyen terme. 

mercredi 25 mars 2020

Méfions-nous!

Bonsoir,

Le marubozu blanc de clôture d'hier a logiquement permis au CAC de poursuivre son rebond aujourd'hui malgré une séance marquée par la volatilité.
Comme je l'ai signalé dans ma dernière analyse hebdomadaire, nous entrons dans une zone cruciale pour la suite située entre les 4400 points et les 4600 points.
L'indice a été stoppé ce jour par la 1ère résistance des 4435 points mais la clôture à son contact devrait permettre sa progression jusqu'à la prochaine située sur les 4570 points où se trouve (comme par hasard) le retracement de 38,2% de la baisse du mois de mars.
Autant dire que les conditions de reprise en main par le courant vendeur sont réunies pour faire rechuter le marché.
N'oublions pas que les quelque 10% repris en 3 jours n'exercent à ce jour et à 4 séances de la fin de mois aucune influence sur les tendances moyen et long terme.
De même, si nous observons les plus belles progressions du CAC en 3 jours: Total 49%, Safran 47%, ST Micro 37%, celles-ci n'ont également aucune influence sur leurs tendances sur les unités de temps les plus longues établies à la baisse!
Il convient donc de ne pas se laisser griser par ces performances de très court terme.

mardi 24 mars 2020

Restons prudents

Bonsoir,

Je reviens aujourd'hui sur l'unité de temps de très court terme qui illustre cette belle séance de hausse enregistrée par les marchés européens, la plus forte de ce mois pour le CAC après celle de 5,01% du 20 mars.
Le marubozu blanc de clôture permet, après l'invalidation de la fenêtre baissière ouverte en début de semaine dernière, de confirmer le porteur d'eau qui a pris appui sur le très important support des 3630 points.
Comme je l'ai précisé récemment (analyse du 14 mars: https://les-pepites-de-jm.blogspot.com/2020/03/quelle-violence.html) cette phase de hausse en cours doit avant tout être mise à profit pour sortir de positions largement perdantes.
Je rappelle que dans 5 séances, les unités de temps moyen terme et long terme auront confirmé leur basculement en tendance baissière (j'y reviendrai la semaine prochaine)
Cela ne veut pas dire par là que le CAC risque de rechuter lourdement et particulièrement sous son support des 3630 points mais l'incertitude sur l'incidence de la pandémie sur la croissance risque de peser tant que la perte en PIB ne soit pas connue afin d'évaluer celle de notre croissance.
Si, à mon sens, nous ne risquons pas d'enchaîner une crise financière à la suite de la crise sanitaire, il convient de ne pas anticiper un cycle haussier sur le CAC tant que celui de la pandémie ne soit pas défini.